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La revue du témoignage urbain

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La revue du témoignage urbain

La Koinè, la langue commune. Au pluriel : Koinai.

S’il existe une ville en France qui tout au long de son histoire a vu ses langues se conjuguer au pluriel, c’est certainement Marseille. Multiples langages et donc multiples cultures.

Notre revue se veut le témoin de cette diversité singulière. Laissant traîner ses oreilles dans la ville, toujours à hauteur d’hommes, elle glane, ça et là, des témoignages. Ces paroles de marseillais sont retranscrites au plus près de l’authenticité du moment parlé, de leur musicalité propre, vivantes.

Marseille a commencé sa mue. Comment la ville et ses transformations modifient l’homme et ses habitudes ? Comment l’homme inscrit-il son récit individuel dans celui, collectif, de la ville ? Cette période de transition convoque dans l’écho de ses voix à la fois les ombres du passé, et l’esquisse de l’avenir.

Koinai recueille ces voix qui façonnent la ville.

Trois cent huit articles. Répartis en vingt-huit dossiers.

Femme aujourd'hui

Donc merci maman quoi !

 Tango

« Je suis devenue féministe le jour où ma mère a donné du beurre et de la confiture à mon frère et nous a refusé à nous. J’avais huit ans, et ça a été le début du féminisme, parce que je voyais que les mères elles élevaient différemment leurs filles que leurs garçons. D’ailleurs c’est prouvé ; je sais pas si c’est Dolto qui dit que "les garçons sont baignés huit minutes de plus que les filles". Donc j’ai eu une révolte, ça a été le début de ma rébellion. » Monique Doehr, 60 ans, comptable, à quatre jours de la retraite.

Je suis comptable de formation. J’ai un BTS de comptabilité ; j’ai fait également - c’est là où ma vie a commencé à être tordue - une formation universitaire. Donc j’ai ma maîtrise en sciences économiques qui ne m’a jamais servi à rien. Pendant la période où j’étais à la fac, j’avais pas d’argent donc j’enseignais comme professeur de mathématiques financières dans des écoles privées, je faisais des tutorats à (...)

Femme aujourd'hui

On leur a donné le dernier mot... ça continue !

II- Confidences de femmes

On attendait avec impatience d’autres réponses venant de ces femmes surprenantes. Ne voulant pas rester sur notre faim, elles continuent de nous livrer des confidences sur d’autres points, tout aussi révélateurs... À vous de juger et d’en tirer bon parti. Mais surtout régalez-vous...

Je regrette de... Que nous livrent ces femmes à propos de leurs remords ? Bien souvent, elles regrettent un plan de carrière qu’elles pensent ne pas pouvoir atteindre pour des raisons d’études inachevées. Allons, il n’est jamais trop tard ! Pourquoi vouloir nous cacher leurs regrets, par peur d’être jugées ? Avec ou sans regret, il est toujours bon de faire le point pour avancer (n’est-ce pas (...)

Paroles de commerçants

"Je ne sais pas si c’est solvable"

 Je ne sais pas si c’est solvable

"Normalement, la rue du Chevalier Roze devait avoir une vocation artistique et culturelle, et c’est vrai qu’il y avait plus d’artisans : une restauratrice de meubles, un luthier, un vendeur d’objets d’art, ma librairie, une couturière juste à côté et un atelier de gravure sur verre. Or, comme l’opération de réhabilitation n’a pas été menée à terme - voyez comme la rue est déserte ! - et que les autres locaux n’ont pas été aménagés, forcément, les artisans sont partis : quatre activités installées là au début ont déjà quitté les lieux et moi-même j’abandonne mon local dans un mois." Caroline Godard, libraire du Pharos.

K : C’est décidé, vous rendez la clef ? Décidé ? Quand je n’arrive plus à faire face aux loyers, c’est eux qui décident pour moi de m’expulser ; je suis en tort, puisque c’est moi qui ne suis plus en mesure de faire face aux charges. K : Vous aviez une librairie avant ? Pas du tout, non, c’est la première fois, c’est une création. Je suis architecte de formation, donc pas grand chose à voir, mais j’ai (...)
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