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La revue du témoignage urbain

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Les voix du chantier

Les prescriptions de l’urbaniste

« La rue de la République, à ma connaissance, elle a jamais été très investie par les Marseillais. Pour quelqu’un comme moi qui connaît Marseille depuis vingt-cinq ans et qui aime cette ville - je suis allé me balader, j’ai des tas de bouquins, j’ai des plans... - c’est un truc pourri. On n’y allait jamais. Même quand on était étudiants, on allait jamais rue de la République. Les seuls moments où on allait rue de la République, c’était pour manger pas cher, c’est-à-dire chez un Arabe ou un couscous, un truc comme ça. » Yannick Mahe, urbaniste.


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Les préscriptions de l'urbaniste
 Les préscriptions de l’urbaniste

Je suis originaire du Finistère et des Côtes d’Armor. Je suis urbaniste et aménageur de formation. J’aime beaucoup l’histoire des villes, me promener, regarder les façades, retrouver les époques, le tracé des rues. Actuellement je travaille sur le projet d’agglomération, partie Toulon, Provence Méditerranée, Nice. Je ne travaille pas sur le dossier de la rue de la République, c’est pour ça que je suis libre pour en parler.

Empire

La rue de la République du point de vue d’un urbaniste d’aujourd’hui, c’est une aberration, une catastrophe, au niveau de la destruction du cœur de la ville. À la place de la rue de la République vous aviez le Panier, donc le premier noyau villageois. Le Panier, c’est le Marseille massiliote, plus de 2600 ans d’histoire ! Récemment encore les bases d’un temple grec ont été dégagées vers la Place de Lenche. C’est extraordinaire.

L’origine de Marseille s’est faite sur trois à quatre buttes, on sait pas trop. Mais en partant du fort Saint-Jean, c’est à dire de la pointe, y’a la butte Saint-Laurent, la butte des moulins - y’a encore pas si longtemps, vous aviez les moulins, en haut du Panier - après vous avez la butte des Carmes. La rue de la République coupe complètement l’ancien quartier des Carmes ! Un quartier pas grec, pas romain, ni moyenâgeux, mais bas-moyenâgeux, renaissance, c’est-à-dire la première extension de Marseille, quoi ! La deuxième étant Belsunce. Par endroit, plus de trente mètres de terre ont été évacués, c’est considérable ; c’est une cassure du tissu urbain, du réseau de communication. On le voit bien surtout sur la place Sadi-Carnot, vous avez les avenues qui partent en étoile.

Ils ont fait ça dans les années 1860 ; ça a dû s’étaler vers 1880-1890. Il faut resituer : tout ça, c’était des quartiers insalubres, au sens d’aujourd’hui, c’est-à-dire y’avait beaucoup de pauvres. Les plus riches Marseillais n’habitaient plus ces quartiers, ils étaient déjà sur la rue Paradis, les allées Noailles, le haut de la Canebière... Ils étaient déjà sortis.

Ça a été fait par rapport aux activités portuaires. Le Vieux-Port était trop petit. Il pouvait être étendu au sud ou au nord. Au sud, vous avez l’anse des Catalans, on a failli faire un bassin et un port, ces projets ont tenu la route pendant des années. Avec le temps, vers l’époque de la révolution industrielle en France - un peu décalé vers 1840 - 1850 - on s’est dit soit on fait à la place des plages du Prado, soit on fait au nord sur la Joliette, Arenc, et cetera. Cette décision d’avoir mis le port au nord s’est traduite par la réorganisation de tout le réseau de routes mais aussi les gares. Il y avait des gares partout, c’était bouclé par la gare du Prado, gare d’Arenc, la gare Saint-Charles, et cetera, gare du carénage aussi, ça arrivait là, le train. Une fois qu’ils ont fait le nord, euh...

Le raisonnement des édiles marseillais de l’époque, ça a été de dire : "On trace en plein milieu, de toute façon c’est des immeubles pourris qui datent de l’an pèbre". Ils arasaient complètement, y compris le Panier, c’était ça le plan d’origine. Il faut se rendre compte, c’est de l’époque, parce qu’on fait plus ça maintenant. Ils s’étaient dit : "À ce rythme-là, tout ça, ce sera loti, ça va se vendre comme des petits pains." Le but était de faire venir une population plutôt bourgeoise, sachant que vous étiez à l’entrée d’un port, quoi. Mais aussi avec la proximité de la Cathédrale de la Major...

Aujourd’hui ce serait illégal et puis on s’embêterait pas si fallait vraiment faire, dans la logique de l’époque, une opération de réhabilitation, de rénovation. Admettons qu’on s’y soit mis dans les années soixante-dix, vous auriez à peu près le résultat que vous avez au Centre-Bourse ou autour de la fac Saint-Charles, vous auriez des barres, quoi ! Là, ça a été fait avant, donc y’a le côté emblématique avec des symboles au niveau architectural.

Est-ce que vous connaissez la conception des constructions haussmaniennes ? Rez-de-chaussée : commerce ; entresol : logement du commerçant ; premier étage : étage noble avec de très hauts plafonds. Plus vous montez, plus les plafonds baissent, moins les étages sont nobles. D’autant qu’à l’époque, il n’y avait pas l’ascenseur ; et à la fin, au dernier étage, vous aviez des pauvres, et sous les toits : les mecs qui savaient pas où se loger.

Comme les travaux étaient considérables, évidemment, ça a été confié à des promoteurs privés qui, en échange de quelques avantages, ont financé l’ensemble. Mais lorsqu’ils ont mis ça sur le marché, y’avait trop d’ouvriers à proximité pour les bourgeois et c’était beaucoup trop cher pour les ouvriers. C’est pour ça que vous avez dès le départ des logements vacants. Dès le départ, l’opération immobilière est un échec. D’ailleurs les frères Pereire se sont désengagés, et ont fait faillite, suite à cet investissement. Depuis le début, c’est une opération déficitaire. Alors, les propriétaires successifs auraient pu revendre, mais ça aurait été à perte. Dans une logique comme ça, vous êtes toujours sur la mauvaise solution du passage.

En mieux

C’était pas la population du Panier, c’était pas la population des Carmes. Les pauvres, il restait plus grand chose. Qui est-ce qui pouvait aller là ? Ceux qui se disaient : " Tiens, même si je suis sur la rue de la République et qu’il y a du bruit, ceci-cela - parce que c’est une rue où ça débite, hein ! - là je vais me faire un plaisir pour pas cher, je pourrai louer un appartement." C’est comme ça.

Au niveau de ce qu’on fait aujourd’hui, on est dans le classique. L’opération immobilière diligentée par la ville de Marseille a consisté d’abord à se mettre d’accord avec les deux grands propriétaires qui restaient sur la rue de la République et à faire des passations pour pouvoir confier ça à un holding qui ré-injecte de l’argent pour la réhabilitation. C’est ce qui se fait maintenant : on prend un quartier comme ça, réhabilitation-rénovation-pratique immeuble par immeuble - l’intérieur, qu’est-ce qu’on peut faire ? - façades-machins-cages d’escalier-décloisonner-re-cloisonner-sanitaires-machins-trucs-et cetera, et tous les accompagnements qui vont avec.

Dès qu’on fait ça, on casse la solidarité, on casse les liens, on déplace des populations. Depuis cinq, six ans, ça met les gens dans une situation extrêmement difficile. Les gens sur les loyers 48 qui se font virer, comment aujourd’hui, s’ils n’ont pas de rémunération et personne pour cautionner, ils vont arriver à retrouver un logement ? Ou on va leur dire : "Y’a pas de problème, on va vous retrouver un logement." Mais c’est peut-être à Saint-Joseph ou à Saint-Loup. Vous imaginez, pour quelqu’un qui a vécu dix ans ici, rue de la République... Non !

Le risque financier pour le holding, il est nul. Ces appartements, ils trouveront acquéreurs. Les types derrière leurs batteries d’ordinateurs savent que l’un dans l’autre ils vont en sortir bénéficiaires. De toutes façons ils sont pas pressés. Depuis trois ans à Marseille, l’immobilier gagne 20% chaque année, encore 10% cette année ; à Paris 7 %. Tant que les taux d’intérêt n’augmentent pas, pourquoi voulez-vous que les investisseurs, ou les parisiens - parce que c’est ça - pourquoi voulez-vous qu’ils se précipitent pour acheter ? Ils vont attendre que ce soit nickel. Quand vous aurez le tramway qui passe, la chaussée refaite, des arbres, qu’on aura fermé tous les chiche kebab, les machins, les trucs, et que y’aura deux fois moins de circulation, avec à un bout le Vieux-Port et à l’autre bout, toute l’opération Euroméditerranée, le coeur d’Euroméditerranée : Saint-Jean, la cité des civilisations méditerranéennes, la Villa Médicis, les halles, le centre commercial, au niveau des terrasses de la Major...

Le gros risque, à mon avis, est en terme politique et financier. Les dégâts se répercuteront sur les collectivités publiques. Quand on fait de la rénovation ou de la réhabilitation urbaine, on va tomber un immeuble, on va garder les autres, on va mettre en place des systèmes avec des logements tiroirs, on va essayer de faire les travaux pas tout en même temps de façon à ce que les gens puissent quand même rester... Tout ça c’est ce qu’on appelle "la politique de la ville" qui, entre parenthèses, est sacrément malmenée.

C’est un très gros enjeu de politique publique qui interpelle tous les acteurs publics de la ville de Marseille, le Département, les C.C.A.S., la Région... Il faut faire, par exemple, des liaisons avec les acteurs publics de l’emploi ; il faut penser ça par rapport aux emplois qu’ils escomptent sur Euromed. Parce que Euromed, ils construisent des bureaux, mais ils construisent des logements, ils construisent aussi des aires de services. Ça compte, ça. Parce que si vous achetez au prix du neuf rue de la République, et qu’il vous faut trois quarts d’heure d’embouteillages pour aller à votre boulot... J’sais pas, tout ça, ça s’étudie quoi ! Et les populations qui de fait vont être déplacées, voire même expulsées ?

Sur ces opérations-là, les types ne sont pas là pour faire de cadeaux, c’est pas la Commune, c’est des privés. Ils coincent des gens ; si l’appartement du premier et l’appartement du troisième sont libres et que vous avez une petite vieille, au second qui résiste, ils cassent le premier, ils cassent le troisième jusqu’à ce que la petite vieille, elle en puisse plus des gravats en haut, et des trucs. C’est pas nouveau, c’est pas d’aujourd’hui ; ça a toujours existé. Moi, quand j’étais étudiant à Paris, je me souviens, j’avais des copains qu’étaient dans des galères comme ça, pareil sur des opérations immobilières. Ça a toujours existé.

Sinon, j’ai beaucoup de mal à juger une opération comme ça. Moi, je peux évoquer les pistes, comme ça avec vous : ce qui est important au niveau social, les relations avec les alentours du quartier, la périphérie. L’enjeu déterminant, quand même, c’est la répartition de tous les services publics. Mais les véritables questions c’est premièrement : comment on fait pour garder une certaine mixité, pour employer un mot un peu galvaudé. Deuxièmement : est-ce que la Commune parviendra à faire respecter 20% de logements sociaux sur l’ensemble pour taper dans le familial, dans le cadre, dans le modeste. Il est là l’enjeu, quoi ! Si ça, ça marche, pourquoi pas... En revanche, si vous avez quatre mille propriétaires qui viennent des Bermudes, de Thaïlande, ou de Paris...

Je ne connais pas le dossier, je ne sais pas ce que font les acteurs publics dans la politique de la ville, s’ils sont associés, s’il y a un dispositif spécifique côté municipal ! Même si je suis pas en tant que professionnel, sur ce projet, les avis assez poussifs, du genre : "C’est encore le Maire, la droite, qui s’en mettent plein les poches." Ou : "C’est encore les pauvres d’origine maghrébine qui se plaignent, et de quoi ?"... ce genre de propos excessifs m’interpellent. Vous savez, l’exercice du pouvoir public est une chose délicate. Ça fait des années, des années et des années qu’on travaille sur Belsunce, qu’on travaille sur le Panier, qu’on travaille sur Euroméditerranée, la partie Joliette, tout ça. Eurazeo, Euromed, les différents maires de secteur... c’est très compliqué. Y’a de la littérature là-dessus : la crise du logement, machin, mixité sociale, avec le problème central du mode de financement ! C’est complexe. Une fois qu’on a sorti tous ces grands principes, on se rend bien compte qu’il faut les faire pousser les cités, les barres. Pourquoi on fait appel au privé, par exemple, dans des opérations comme ça ? Pourquoi la ville est dans cet état ? C’est parce que Marseille - regardez les chiffres - est la ville la plus pauvre de France. Et ça, c’est une réalité incontournable. Et s’il n’y a pas le privé qui vient ravaler les façades, ré-acheter... Parce que le privé c’est aussi les taxes, les impôts, c’est ça. Comment vous faites quand vous n’avez que des pauvres ? Il faut forcément un peu de riches. Est-ce que c’est bien de laisser des gens dans des conditions sanitaires qui aboutissent à des incendies ? Je vois pas comment la Commune, c’est-à-dire nos impôts, auraient pu payer le rachat de toute la rue de la République. Euromed, la ville de Marseille, finalement ils ont signé, ils ont essayé de faire très bien les choses sur le papier, une fois que c’est signé, on leur fait bien comprendre que le propriétaire, c’est le promoteur. C’est la loi de la société de marché.

C’est une opération qui est intéressante si on fait proprement les choses au niveau social et si on repense vraiment les relations de la rue de la République, avec les quartiers qui ont été coupés, beaucoup avec le Panier. Le passage de Lorette, qui le connaît ? Moi, quand je montre ça à quelqu’un qui connaît pas... Il est ébahi quoi. Vous mettez ça dans n’importe quelle ville, c’est entretenu, c’est repeint, c’est valorisé. Dans n’importe quelle ville vous auriez les gens qui sont en haut des escaliers qui descendent les escaliers. Ici c’est pas le cas. Les gens du Panier restent dans le Panier, et les gens de la République, restent à la République - faut me confirmer - moi, j’ai cette impression. Donc, il faut repenser bien tout ça, avec le côté Joliette, avec le côté du Vieux-Port en bas, en relation aussi avec le Centre-Bourse.

Y’a un risque politique très fort, y’a un risque financier qui n’est pas négligeable pour la ville ; parce que le gros pari quand même, de toute façon, c’est l’évolution de la catégorie sociale de ce quartier. On prend pas des risques comme ça si on n’est pas sûr d’avoir des résultats rapides, et les résultats rapides c’est changer complètement l’image du centre-ville.

Ce que je trouve complètement aberrant, c’est de ne rien avoir fait sur la Canebière, et de faire quelque chose sur la rue de la République en pensant que ça va redynamiser et ramener la population vers le centre-ville. S’il y avait une urgence, j’aurais commencé par la Canebière, parce que là vous faites moins de dégâts sociaux : au rez-de-chaussée vous avez que des banques ; ensuite il y a un commissariat dans les hôtels ; la plupart des grandes salles, c’est des facs qui résistent ; vous avez une caserne de pompiers et vous avez des bâtiments qui sont formidables, qui sont splendides... et les allées Noailles, vous avez du patrimoine du seizième, dix-septième, dix-huitième siècles, il y a des trucs extraordinaires. Moi, j’aurais commencé par ça, quoi ! Le lieu de vie, quoi ! Je me demande pourquoi la Canebière y’a dégun le soir, il y a plus un bar d’ouvert, y’a plus rien, alors que c’était le lieu de vie. Jusqu’au début des années cinquante, vous alliez faire la fête et vous promener, et vous montrer, vous alliez parader sur le cours Belsunce et sur la Canebière comme on parade sur le cours Mirabeau.

Quand vous regardez le périmètre d’Euroméditerranée, c’est pas fait n’importe comment. Je vois pas d’autres exemples en France d’un boulevard haussmannien, avec quasiment un propriétaire. C’est un cas extrêmement rare. Sur la Canebière ce serait beaucoup plus difficile parce que là, il faut prendre immeuble par immeuble, avec dans chaque immeuble cinq propriétaires différents. C’est pas faisable sur le financement public et c’est dangereux sur le plan privé. Il faut aussi rappeler que la Canebière n’est pas sur le périmètre Euroméditérranée. C’est ça aussi qui explique beaucoup de choses.

Propos recueillis par Patricia Rouillard le 05/04/06.

Réactions à ce recit

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  • Waouh 14 avril 2007 16:23, par ardence

    Moi je le connais le pasage de Lorette, un ami m’a fait redécouvrir le panier il y a quelques mois, je n’y etais jamais allée pourtant sur marseille depuis plus de 5 ans. Mais quand j’ai vu ce passage, même délabré, je me souviens, je me suis arrêtée devant, j’ai eu un coup au coeur, je me suis dit que c’était merveilleux ! Jai revu Paris, Seattle, oui ce passage est beau, il est atypique et il mérite mieux que cet isolement, il devrait être au contraire le lieu de la mixité, le passage entre les genres, entres les rues, un lieu de croisement, un LIEU.
    C’est peut etre un peu fou mais je me souviens avoir bloqué au moins dix minutes devant à ne pas pouvoir bouger et à répéter "mais c’est dingue !". Dingue forcément parce que ça ne laisse pas indifférent de voir un haut lieu architectural (je m’emballe peut etre mais m’en fout il le merite !) laissé en décrépitude totale et l’espoir, oui qu’on allait enfin lui donner sa chance à cet enfant talentueux qu’on a fait taire si longtemps.

    Il se trouve que depuis le hasard a fait que je vais déménager la bas place de lorette, dans un logement social parce que mes revenus restent modestes, et je ne sais pas pourquoi mais je l’adore déjà cette adresse, sur le papier, dans ma ville.

    Alors oui le plan de la rue de la republique fait débat, toutes les polémiques sont lancées, je n’ai pas la connaissance nécessaire pour contrer qui voudra bien me contrer, non je connais mal l’historique de marseille et surtout mal les ficelles financieres de ce projet immense mais ce que je me dis c’est que je vais continuer d’habiter marseille, oui y rester plutot qu’en partir, que je vais prendre plaisir à déambuler une avenue qui je l’espere sera propre, que je vais fouler les pavés d’une avenue qui a connu autrefois aussi son heure de gloire. Je penserai forcement à ces gens qui ont été délogés, oui je me dirai que c’est pas cool, je me demanderai ou ils sont, je me dirais peut etre même que j’ai du leur prendre leur place ou pas puisque moi aussi je suis comme eux, j’ai droit à un logement social. M’enfin, la question est sans doute plus complexe et mon raisonnement pas très cohérent mais je crois qu’il faut quand même raisonner de façon plus globale. Notre ville est l’une des plus pauvres de france avec le taux le plus haut de personnes non imposables. Sans etre anti-sociale il faut bien quand meme qu’une economie existe dans une ville pour qu’elle fonctionne. Il faut aussi qu’elle réaprenne à être propre, à être dynamique, à être agréable.
    Je lui donne sa chance moi encore quelques années parce que cette ville est pleine de jolies choses, qu’on regarde au loin, en l’air, ou qu’on la regarde droit dans les yeux.

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