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La revue du témoignage urbain

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Femme aujourd'hui

Des séquelles qui mènent à l’essentiel

Nicole a 56 ans. Elle est divorcée et mère de deux grands enfants qu’elle a élevés toute seule. Un choix non désiré au départ qui s’est avéré courageux. Nicole a sollicité des aides pour subvenir aux besoins de la famille. Cette situation est celle de nombreuses femmes qui "triment" pour le quotidien et le devenir. Au milieu de ce ciel quelquefois maussade, un rayon de soleil : Nicole a rencontré un homme...


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Koinai : Qu’est-ce qu’être une femme pour vous ?
C’est beaucoup de peine et d’ennuis au quotidien, et c’est aussi une grande joie... C’est évidemment la vie qui est difficile, il faut travailler, surtout quand on est seule, mais... il reste quand même de grandes joies malgré tout.

K : Quel est votre point de vue sur la femme dans la société ?
Je trouve qu’on a fait d’énormes progrès par rapport à nos grands-mères. Elles étaient prisonnières de mariages pas toujours réussis. Aujourd’hui, on peut s’en échapper. C’est être femme, être mère et on a plusieurs vies dans une même vie et la jouer plusieurs fois, c’est pas toujours facile. Mais bon, quand on s’en sort, quand on y arrive, c’est bien.

K : Parlez-moi justement de votre parcours, de vos sentiments, de votre image...
C’est une question qui n’est pas simple parce qu’entre l’image qu’on a de soi-même et l’image qu’on réfléchit sur les autres, c’est pas évident. Mon parcours ? Je me suis mariée à 21 ans, peut-être un peu tôt, et je suis restée mariée 17 ans. J’ai eu deux enfants, un garçon et une fille qui sont âgés aujourd’hui de 32 et 26 ans. Au bout de 17 ans, le couple s’est dissout dans les difficultés et dans les ennuis de tous les jours. Depuis 1984, je vis seule. Ces derniers temps, j’ai rencontré à nouveau un monsieur avec qui ça a l’air de fonctionner.

K : Quel est votre avis sur les femmes en général ?
J’ai infiniment de tendresse pour toutes ces bonnes femmes parce que nous avons en commun les mêmes luttes, les mêmes joies, les mêmes maladies, les mêmes problèmes.

K : Quelques mots sur la séduction ?
Evidemment, elle n’est pas la même à 25, 30 et 40 ans. On a plus du tout le même regard à 56 ans qu’à 25. Les choses évoluent, c’est normal, on a plus d’exigences, d’authenticité. Le physique, c’est moins important dans la deuxième partie de la vie. C’est sûr, on se rend compte que ce qui est fondamental, c’est le comportement des gens, leur gentillesse, leur honnêteté, davantage que leur physique et on met du temps à se rendre compte que le physique est largement secondaire par rapport au comportement. Il faut presque toute une vie pour s’en rendre compte.

K : Et le regard des hommes ?
Là encore, ça évolue. Ça paraît tellement important à 20, 25 ans, encore que les nouvelles générations se font leur propre opinion sans avoir besoin du regard des hommes et des autres. Mais dans ma génération, le regard des autres, et plus particulièrement le regard des hommes, est important. Maintenant, les choses évoluent. On a davantage le sens de sa propre personne sans tenir compte du regard des autres.

K : Quels effets vous procurent le regard d’un homme ?
(rires) C’est sûr, c’est toujours agréable, ça reste agréable, ça aide à vivre, c’est sûr... Tout dépend de l’homme qui porte ce regard...

K : Avez-vous quelque chose à ajouter sur la femme ?
C’est l’avenir de l’homme (rires) ! C’est Jean Ferrat qui a dit ça. Mais je trouve que c’est dû à l’évolution du comportement de ces dames ces dernières années. C’est une réalité, elles sont plus entreprenantes que les hommes. Elles brassent plus de vies à la fois : personnelle, professionnelle et elles n’abandonnent jamais, ou presque jamais les enfants, alors que les papas estiment souvent pouvoir vivre sans leurs enfants. Tandis qu’une femme, elle, quelles que soient les circonstances, assume ses enfants. Il y a aussi la vie politique. Elles sont non seulement présentes, brillantes, mais elles essaient de construire un monde un peu moins dur que les hommes, un peu plus familial, un peu plus pacifique. Il y a plein de choses qu’on leur doit et qui améliorent la vie de tous les jours. Malgré l’évolution de la condition féminine, il reste un fait certain, c’est qu’un homme vit difficilement sans une femme et vice-versa. Il y a une complémentarité qu’on ne peut pas démentir. C’est une existence dans la solitude pour l’un comme pour l’autre difficilement envisageable. On reste autonome mais on est obligé de coexister.

Propos recueillis le 09/01/2005 par Joseph Ouazana

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