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La revue du témoignage urbain

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Sur la route

Recherche poussière

Migrante marocaine

Assedic, rue des Chapeliers. Malika M. attend son tour. Originaire de Kenitra au Maroc, elle a rejoint sa famille à Marseille en 2000 ; elle est aussi venue se marier. Maman de deux enfants, elle est à la recherche d’un emploi depuis un an... Celle qui voulait faire le ménage.


 

Koinai : Quel était votre dernier emploi ?
Dernier travail, 2004. Juin 2004, femme de ménage. Société, avec une société de nettoyage. Dans les bureaux.

K : Quelles démarches effectuez-vous pour trouver un travail ?
J’ai parti à l’ANPE, j’ai venu à l’Assedic, j’ai parti à l’ANPE, et je cherche par les ordinateurs et pas trouvé maintenant, pour le moment j’ai pas trouvé le travail.

K : Quel emploi aimeriez-vous trouver ?
Comme travail, comme femme de nettoyage, avec les bureaux. Femme de ménage. Qu’est-ce-que je trouve, je travaille. Parce que pour le moment, je travaille pas. Quand je trouve un travail, je fais les démarches.

K : Êtes-vous aidée dans vos recherches par un organisme ?
J’ai pas compris.

K : Y a-t-il une association qui vous aide à chercher du travail ?
J’ai pas compris.

K : Y a-t-il quelqu’un qui vous aide à faire les CV...
Non, j’ai déjà fait un CV, j’ai posé partout, il n’y a personne qui l’a demandé.

K : Quelles difficultés rencontrez-vous pour trouver un travail ?
Quand j’ai téléphoné, j’ai dit - ndrl "on" me dit - : "Ça y est Madame, j’ai trouvé un femme de ménage. Ça y est Madame, j’ai pas besoin de quelqu’un." C’est ça, c’est difficile. C’est dur pour trouver du travail, maintenant. C’est dur pour trouver travail, c’est dur. Il n’y a rien pour le moment.

K : Votre vie familiale pose-t-elle un problème ?
Non, j’ai pas de problème pour la famille. Pour la famille, non.

K : Avez -vous déjà suivi une formation professionnelle ?
Non, j’ai demandé un formation, il a pas donné, il m’a dit : "Madame, tu retournes un autre fois", et je n’ai rien donné, même pour les informations, même pas donné.

K : Quelle formation vouliez-vous faire ?
De n’importe. Pour je gagnais, je travaillais tout.

K : Aimez-vous Marseille ?
C’est bien Marseille, j’aime bien Marseille. J’étais toujours à Marseille parce que ma mère il est là, mes frères il est là, tout il est là : mes enfants et tout, je suis là.

K : Avez-vous vécu dans une autre ville en France ?
Non. Que à Marseille. Parce que ma mère elle est vieille, elle habite ici, je reste à côté de ma mère et mes enfants.

K : Au Maroc aviez-vous suivi une formation professionnelle ?
Non.

K : Et aviez-vous travaillé au Maroc ?
Non. J’ai travaillé seulement en France.

K : Quels sont vos projets professionnels ?
Femme de ménage, femme de ménage pour si je trouve je travaille, parce que maintenant le montant qu’il a donné maintenant, je finis pas avec le mois, c’est dur pour finir le mois, pour le loyer, parce que c’est dur.

K : Comptez-vous rester en France pour votre retraite ?
Oui. Je reste en France. Parce que les enfants il est là, je reste ici.

Propos recueillis le 22/02/06 par Odile Fourmillier ; rewritting : Patricia Rouillard.

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