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La revue du témoignage urbain

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Les voix du chantier

On enlève tout, on refait tout

Au n°38

Un premier étage donnant sur une cour intérieure, les voix du chantier portent : électriciens, conducteur de travaux, maçons... viennent constater les dégâts. Encore un appartement vide qui aura été visité cet hiver par des amateurs - peu scrupuleux - de vieilles installations. Mais, Jean-Philippe Tanerie, le plombier, ne s’attarde pas sur le miroir cassé ou les marbres descellés. Non, lui s’intéresse seulement aux outrages du temps : il faut revoir toutes les canalisations... Réhabilitations.


Koinaï : Par quelle entreprise êtes-vous embauché ?
Par un président de... sur la rue de la République. On travaille en sous-traitance pour T.B.H., c’est une grosse entreprise de maçonnerie, peinture qui travaille pour A.N.F... En plus, ils changent les noms.

K : Rénovez-vous tous les immeubles de la rue ou un lot en particulier ?
Toute la rue, tous les appartements. Dès qu’il y a un problème, c’est cassé, on arrive, on remplace, on change. Quand on a des gros chantiers comme ici, on enlève tout et on refait tout. Tout enlever, c’est laisser les murs maitres et quelques cloisons et refaire tout de A à Z. Electricité, radiateurs, plomberie, peinture ; on fait aussi des petites interventions ; remplacer des robinets, des W.C. .

K : Et ces deux radiateurs-là, par exemple, celui-ci ?
Ça, j’enlève, je les jette, oui. À mon avis, ils sont pas perdus, ils sont récupérés parce que c’est des gros radiateurs en plomb. Certains, des fois, on les jette à la ferraillerie, ou à la déchetterie, des fois, on les récupère.

K : Que met-on à la place des anciens radiateurs ?
Souvent, je crois que c’est des radiateurs électriques, ou alors quand c’est des bureaux et tout, on refait des chaudières avec des radiateurs pareils, mais en moderne, quoi.

K : Quelle procédure adoptez-vous en présence de plomb ?
C’est assez rare, il y en a de moins en moins, c’est vraiment pour les petits bouts d’écoulement d’évier ou le gaz. Dans tous les cas on l’enlève et on le jette. Le plomb c’est facilement repérable et c’est pas très dangereux à manipuler. Il faut juste éviter de mettre les doigts à la bouche quand on le touche... mais comme on le touche très rarement, c’est pas très grave. C’est dangereux seulement quand on le soude et qu’on respire les inhalations.

K : Les canalisations avaient-elles déjà été refaites ?
Ça dépend ; il y a des appartements à Marseille qui sont encore alimentés au plomb, mais souvent, c’était refait au fer ou au cuivre. Maintenant Ils refont en plastique, en plimout, vous regardez dans la rue, c’est un gros tuyau en plastique, en fait.

K : Combien de temps mettez-vous pour rénover un appartement moyen ?
Ça dépend, une semaine on va dire, mais comme on vient deux jours, après on s’en va, on attend que les maçons travaillent, après les peintres...

K : Combien de plombiers travaillent sur la rue ?
Je crois que l’on n’est que deux entreprises. On est une dizaine dans la mienne.

K : L’électricien qui vient ici fait-il partie de la même entreprise ?
Non, chaque entreprise a des maçons, des électriciens, des plombiers.

Propos recueillis le 17/02/06 par Fanny Saisset ; rédaction Patricia Rouillard

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