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koinai.net

La revue du témoignage urbain

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La revue du témoignage urbain

Le Rouet

Cent vingt-quatre articles. dans cette rubrique.

Habitante de coeur, toujours...

Le quartier La viste vue par la présidente du Centre Social

 

Après vingt ans de bons et loyaux services, Maria Thieule liquidait les actifs de son tabac-presse. En résidence au 38 sur la même période, c’est une présidente du Centre Social avertie qui nous fait part de la situation du quartier, de la paupérisation de la cité et des différents clivages. N’habitant plus à La Viste aujourd’hui, elle reste attachée à ce quartier qu’elle aime, et dont le côté village où beaucoup de gens s’entraident malgré les difficultés, lui manque. Alors, elle y passe ses journées et oeuvre au quotidien pour plus de mixité !

Koinai - Pouvez-vous vous présenter ? Maria Thieule - Je travaille au Centre Social avec Mounir, le directeur. C’est lui qui s’occupe de tout. Moi, je suis là pour arrondir les angles, de temps en temps, quand il a un petit problème. S’il y a un problème avec un élu, c’est de mon affaire, quand c’est pour le travail, c’est Mounir qui s’en occupe. C’est lui qui coordonne tout, et puis il m’en parle. On (...)

Au 38 j’y suis, j’y reste.

 

Elle aime La Viste au point de ne pouvoir s’en éloigner plus de quelques jours et c’est presque la déprime. Ailleurs, c’est ennuyeux, il ne s’y passe jamais rien... C’est Corinne Beigbeder, mère au foyer et bénévole au centre social. La Viste au quotidien vue de l’intérieur, à bâtons rompus, on visite le quartier, on y fait les courses, on parle des habitants du 38, du 74 et de ceux de l’avenue, des clivages, des liens qui se nouent peu à peu, de la solidarité entre voisins, de la chaleur humaine si prégnante lors des fêtes de quartier. Le projet du Parc Hanoi ? Ce serait bien pour briser les cassures, promener les enfants et aller prendre l’air... quand les frigos déglingués, les canettes rouillées et les voitures brûlées auront été déblayés !

Koinai. - Alors, pour commencer, est-ce que vous pouvez vous présenter, nous dire ce que vous faites dans la vie ? Corinne Beigbeder - Je m’appelle Corinne Beigbeder, je suis habitante au 38 La Viste, j’ai trois enfants, je suis pas mariée, je suis en concubinage, je suis parent déléguée de l’école primaire, je suis bénévole au centre social, je fais partie du conseil d’administration du centre social (...)

Arènes ou l’art de la concertation

 

Au coeur des quartiers nord, un parc, "la Colline", délaissé. Une volonté, celle des habitants et des associations locales de se le réapproprier. Diagnostic partagé, tchatchades, cartographies participatives, ateliers citoyens, un processus de concertation est lancé. C’est l’association Arènes dont la géographe Karine Besse se fait ici le porte-parole, qui mène le projet "Vivre ensemble la Colline", pour un parc réhabilité, au goût des riverains.

Koinai - Pouvez-vous nous présenter Arènes ? Karine Besse - Arènes est une structure dont l’objet social est de faire avancer et de développer la démocratie locale, et de mettre en oeuvre, d’évaluer, d’élaborer des processus de concertation, avec et en appui à différents acteurs. Ces acteurs-là, peuvent être très variés, ça peut être des institutions, des communes, des communautés de communes, des pays. (...)
  • Le Rouet

    Le Rouet

    Cent vingt-quatre articles. dans cette rubrique.
    • De la bergère au fauteuil à la reine

      Koinaï - Pouvez-vous vous présenter ? Stéphanie O’kane - Je suis Stéphanie O’kane, tapissière d’ameublement ici à Marseille, Boulevard de la Libération. K. - Pouvez-vous nous retracer votre parcours professionnel et votre (...)

    • Paroles de femme

      Koinai - Pouvez-vous vous présenter ? Kaina Tekki - Je suis Kaina Tekki, et je fais partie d’un groupe de femmes qui se réunit régulièrement au centre social. K. - D’après vous, quelles sont les populations qui composent (...)

    • Quand les arts appliqués se mêlent et s’entremêlent

      Koïnai - Pouvez-vous commencer par vous présenter ainsi que la Designothèque ? Maxime Paulet - Bonjour. Je suis Maxime Paulet, je suis designer de mobilier espace. Je suis arrivé sur Marseille en 2007 après avoir (...)

    • Gabi Wagner plongée dans l’eau-forte

      Koinai. - Pouvez-vous commencer par vous présenter ainsi que votre atelier ? Gabi Wagner. - Je m’appelle Gabi Wagner et mon atelier est au 23 rue Léon Bourgeois. C’est un atelier de gravure et je suis dans le quartier (...)

    • Une maternelle à la recherche de son jardin

      Koinai. - Pour commencer, est-ce que vous voulez bien vous présenter ? Nathalie Lamoureux. - Je suis madame Lamoureux Nathalie, je suis la directrice de l’école maternelle de la Viste depuis 2005, j’ai la classe à (...)

    • La tentation du jardinage

      Koinai - Pour commencer, est-ce que vous pouvez présenter votre école et votre mission ? Christine Poggi - Alors, au niveau de l’école Notre-Dame de La Viste, nous avons ici la structure maternelle et primaire, et plus (...)

    • Les oubliés de l’histoire

      Koinai - Pouvez-vous vous présenter et nous parler votre activité ? Jean-Luc Mingalon - Des activités, j’en ai deux. J’ai, d’un côté le groupe sportif Consolat, qui s’occupe de toute la partie football, sportive du (...)

    • La cité Saint-Louis, un îlot dans le quinzième

      L’AMICALE ET LE VOISINAGE Jacky - On s’occupe de l’Amicale des locataires de la Cité Saint-Louis. Maryse - On s’occupe des maisons ! On s’occupe des travaux à faire auprès du bailleur. Jacky - Voilà. C’est une amicale, (...)

    • "L’unité c’est primordial"

      K. - Pour commencer, est-ce que vous pouvez vous présenter ? Jérémie N’tsaï - Oui, Jérémie N’tsaï , je suis le directeur de l’école La Viste Bousquet depuis septembre 2010. J’ai demandé à être dans cette école et je suis très (...)

    • Le goût de La "Vi"ste

      K. - Est-ce que vous pouvez commencer par vous présenter ? Bouallem Idri - Moi, je m’appelle Idri Bouallem, ça fait treize ans que je suis ici, en tant que vendeur. K. - Vous êtes originaire de Marseille ? B I. - (...)

    • "Mieux vivre à la Viste"

      Koinai – Est-ce que vous pouvez vous présenter ? Jean-Luc Coudène - Moi, c’est Monsieur Coudène, président de l’association "Mieux vivre à La Viste", et je suis chef de chantier dans une entreprise de travaux publics, (...)

    • A l’école, RAS

      Koinai - Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter ? Emmanuel Suzanna - Emmanuel Suzanna, je suis directeur de l’école Saint-Louis Consolat Elémentaire, depuis six ans. K. - Habitez-vous le quartier ? E S. - Non, non. (...)

    • Volutes de fumée

      Koinai - Pouvez-vous, vous présenter ? Ramzi - Moi, je m’appelle Ramzi, je suis né à Marseille, j’ai 26 ans. K. - Que pensez-vous de Marseille ? C’est une ville que vous aimez ? R. - Et ouais. Quand on est marseillais, (...)

    • La Tisane Rit !

      Koinai - Voulez-vous commencer par vous présenter ? Mathilde - Mathilde, j’habite le quartier. Je suis mère de famille, et je suis, depuis des années, passionnée par les plantes, la santé, la nature et la sensibilisation (...)

    • A la courbure d’un bordé

      Koïnaï - Voulez-vous commencer par vous présenter ? Marenostra - Eh bien, je m’appelle Olivier Auplat, j’ai quarante-huit ans, je suis menuisier et charpentier de marine. K. - Faites-vous cela depuis longtemps ? M. - (...)

    • Le Bazar du petit bonheur

      Koinai - Pourriez vous commencer par vous présenter ? Margaux - Je m’appelle Margaux, je suis fondatrice d’une association dans le 4ème arrondissement aux Cinq-Avenues et j’habite Marseille, depuis vingt-cinq ans. J’ai (...)

    • Entre sons et poissons

      Koinai - Pourriez-vous commencer par vous présenter ? Fabien Rugi. - Je m’appelle Fabien Rugi, j’ai trente-cinq ans, je suis né à Marseille. Je suis le responsable de "La Boîte à Sardine" qui se situe au 7 boulevard de la (...)

    • Une main divine sur le magasin

      Koinai - Pouvez-vous vous présenter ? Yves Khemis - Alors, oui. Je m’appelle monsieur Khemis Yves, père de famille de six enfants et installé à Marseille depuis le 1er janvier 1963. J’ai 72 ans et quand je suis arrivé, (...)

    • Fos En Blanc

      Koinai : Je vous laisse le soin de vous présenter ? Michèle Bertin, je suis retraitée, mais j’ai travaillé comme assistante sociale à la mairie de Fos pendant 22 ans. K : Depuis combien de temps faites-vous partie de (...)

    • J’ai pas de maladie de Peter Pan !

      K : Bonjour, est-ce que vous pouvez vous présenter, quelle est votre activité ? Mon nom, c’est Van. Mon âge, c’est 40 ans. J’ai un magasin de jeux vidéos et produits dérivés de jeux vidéos et mangas. K - On dit que vous (...)

    • Kaléidoscopie des Cités d’Or

      Koinai : Dis-moi où tu es né ? Je suis né à Bogotá, en Colombie, année 78, voilà, je suis né le 7 juillet. K : Tu es resté longtemps là-bas ? Non, en fait j’ai pas mal bougé depuis que je suis petit. A l’âge d’un an, j’ai (...)

    • Roule Ma Frite

      Koinai : Bonjour KTee. Aujourd’hui, à l’ère des préoccupations écologiques, au niveau mondial, nous tenons à vous remercier pour cet entretien... Pour commencer, quel est l’objet de votre association, "Roule ma frite" ? (...)

    • De l’herbe au plafond

      Koinai : À quand remonte votre plus vieux souvenir d’enfance lié à l’activité de jardinerie ? Vous pouvez nous en parler ? Greg et Mickaël : On était petits, notre mère bouturait déjà des plantes ; chez l’un ou chez (...)

    • Les drôles de choses de l’atelier

      ...J’ai été très surpris par exemple, dans la dernière expo, j’aurais jamais cru... Parce que moi je suis un petit peu au niveau de l’artisanat, pour moi c’est avant tout des bouts de ficelle, des bouts de tissu, de la (...)

    • Tutti Frutti

    • Recyclons, écologisons

      I - ARTICLES COMPLEMENTAIRES Extraits d’articles reprenant les thèmes de l’ensemble des articles de la rubrique "Ecologie et Recyclage" : Les grands principes fixés par la loi du 13 juillet 1992, et notamment la (...)

    • Le travail c’est la santé ?

      I - Articles complémentaires sur deux activités : l’industrie du savon de Marseille et la fabrication du chocolat 1. Histoire du savon de Marseille Le savon de Marseille, ce « cube » composé à 72% d’huiles, est utilisé (...)

    • Femmes, femmes, femmes...

      COMPLÉMENTS DE LA RUBRIQUE "ETRE UNE FEMME AUJOURD’HUI" I - INFORMATION Articles complémentaires sur l’égalité entre hommes et femmes : Au niveau international, l’égalité de droits entre les hommes et les femmes, (...)

    • Les fresques urbaines II

    • Les fresques urbaines I

    • Les maillots jaunes - chapitre II

    • Le complexe de Caïn

      Koinai : D’où êtes-vous originaire ? Je suis originaire de la province de Trévise, en Vénétie. Je suis issu d’un milieu paysan. K : Vous êtes né en 1940, en pleine guerre. Comment vivaient vos parents à cette époque ? Mes (...)

    • Les Saints Protecteurs

    • C’est la France qui fait ça

      « Un jour je vais aller voir » Aux Comores je faisais rien de particulier, j’étais un petit peu à l’école jusqu’en CE2, j’ai arrêté, j’ai travaillé dans les champs avec les parents, j’ai aidé un peu, mais j’avais rien de (...)

    • Natures mortes

    • Ciel et bâti

    • Marseille-République tiendra-t-elle ses promesses ?

      Koinai : Bonjour madame, ça fait combien de temps que vous habitez ici ? Ca va faire 12 ans au mois de juin. K : Et comment ça s’est passé ? Est-ce que vous avez reçu quelque chose de Marseille-République vous (...)

    • Plus c’est vieux, mieux ça fonctionne !

      Koinai : Pouvez-vous décrire votre tenue de travail ? C’est un pantalon, il faut qu’il soit en coton parce que comme ça on peut pas se brûler, et en plus un tablier de peau, c’est du porc ; ça nous protège tout le ventre (...)

    • Toucher le tri du doigt

      Koinai : Vous faites le tri de vos déchets ménagers ? Étant donné mon handicap visuel, je fais uniquement le tri de des bouteilles, du verre, du papier ; ça oui, je tiens à le faire malgré mon handicap. Malheureusement, (...)

    • "Sur la grande jetée, y’avait les bateliers"

      Ah ! ben ça, c’est mon tout petit neveu Gérard qu’on amène à l’école, dans la rue Magali… Oh là là ! Pensez, il a quand même quarante ans, ce petit ! Voilà, ça c’est la fin, voilà ma belle-mère qui récupère un énergumène. Assez (...)

    • « Là où je suis née »

      Je m’appelle Ben Ahmed Sabrina, j’ai quinze ans, et j’habite au Plan d’Aou depuis que ch’uis née. Ils vont nous faire habiter dans ceux qu’y vont reconstruire. Sinon, si les gens ils ont pas assez d’sous pour payer, ils (...)

    • On dit : « à Micasar »

      Un, je l’ai pas connu parce que j’étais jeune, il est décédé, l’autre il a voulu créer une autre entreprise, donc il est resté que lui, Arbona. Et depuis il a créé, évolué, progressé. Il travaillait pour la France mais il (...)

    • Canal 12

      Koinai : En quoi consiste votre travail ? On fait le contact avec les navires, donc les bateaux nous appellent, il faut leur indiquer la voie et on fait en sorte que tout se passe bien pour les entrées et sorties de (...)

    • Le Centaure et son troupeau

      Si un jour je fais plus le berger, je me vois bien, à la retraite, avoir deux, trois juments. Moi j’ai besoin de la nature, c’est ma source de vie. C’est la source de vie en général, mais c’est vital et c’est comme ça, (...)

    • Les Trois Tours du Monde des danseuses marines

      Différentes voiles qu’on fabrique, oh là là ! Alors là, c’est difficile parce que c’est vachement vaste. En gros, on fait que les bateaux, on fait pas de dériveurs ni de planches à voile. Nous on est spécialisés dans les (...)

    • « La voile qui m’a mené »

      Koinai : Votre activité s’inscrit-elle dans une tradition familiale ? Oh ! non, ce n’est pas une tradition familiale, les Établissements Robert appartenaient au nom Robert. Moi, je suis tombé là-dedans de par la voile. (...)

    • Esprit et Partage

      Je vous avouerai que ce qui m’a beaucoup motivé aussi, c’est la présence d’Henriette Walter : j’avais lu un de ses ouvrages il y a pas mal d’années, et savoir que j’allais pouvoir l’entendre et la rencontrer m’a beaucoup (...)

    • Barquette et ferry boat

      Koinai : Quel genre de bateau concevez-vous ? Alors, j’ai plusieurs cordes à mon arc : ma passion au départ, c’était le bateau de plaisance, le voilier. Quand on a commencé en 84, on a fait beaucoup de multicoques, (...)

    • S’il te plaît, définis-moi un mouton…

      Koinai : Un dictionnaire peut-il susciter le plaisir des mots ? Oui, bien sûr. Alors là, s’il y a un livre qui peut susciter le plaisir des mots, c’est bien celui-là ! Et effectivement, quand j’étais petite, j’aimais (...)

    • Le doigt magique de Bénédicte

      Koinai : Avez-vous suivi une formation ? Oui, en Italie, chez un artisan, pendant quatre ans à peu près, et donc je travaillais d’atelier en atelier de façon à apprendre mon travail sur le tas, quoi ; je suis (...)

    • Moussa est blessé !

      Je vis Moussa porté par deux militaires, il était pâle, très pâle, très affaibli. J’étais atterrée, consternée, mais j’ai demandé aux deux militaires où ils l’emmenaient ; ils daignèrent me répondre en précisant qu’ils le (...)

    • Traqueur de livres

      Koinai : Depuis combien de temps êtes-vous dans la profession ? Une trentaine d’années. K : Ce n’était pas une vocation ? Ah, pas du tout. Non non non. Ah non, j’adore les livres, j’adore les lire, mais de là à adorer (...)

    • Recyclage posologique

      Koinai : Effectuez-vous un tri sélectif dans votre pharmacie ? Alors, est-ce qu’on effectue un tri sélectif ? On récupère des médicaments, après qui sont destinés à des associations, donc… ce sera les associations qui (...)

    • Sacs jaunes-sacs noirs

      Koinai : Les déchets hospitaliers sont-ils classifiés ? Au niveau des déchets hospitaliers, on considère qu’il y a deux grandes catégories de déchets : ce qu’on va appeler les DASRI (déchets d’activités de soins à risques (...)

    • " Les cartons dans le papier "

      Koinai : Effectuez-vous un tri sélectif dans votre établissement ? On fait un tri, nous, sur le verre et le papier. C’est ce qu’on a à disposition (ndlr : les containers) en fait ici, pour faire un tri effectif (...)

    • Privilégier le réemploi

      Koinai : En quelle année a été créée l’entreprise ? La démarche existe depuis 1998. Dès le départ, on a eu l’aspect rénovation dans nos boutiques, et l’aspect déconstruction sur la plate-forme des Milles. Initialement, l’objet (...)

    • Faire de la musique ailleurs

      Koinai : Quelles motivations vous ont poussé à quitter votre pays ? Aucune. K : Comment ça, aucune ? Hem… faire de la musique ailleurs. K : Comment avez-vous planifié votre départ ? Je suis parti pour venir donner (...)

    • À la recherche de l’oiseau rare

      Koinai : Depuis quand le conseil en ressources humaines existe-t-il ? En fait, des cabinets de recrutement il en existe, je pense, depuis les années 50-60. À la limite on peut dire, depuis le travail industriel. Le (...)

    • Forcé de partir

      Koinai : Avez-vous vécu dans d’autres pays que la France ? Oui, j’ai vécu dans plusieurs pays : j’ai vécu en Argentine, j’ai vécu en Algérie, j’ai vécu en Belgique et en Uruguay. K : Quel pays avez-vous le plus aimé ? Je (...)

    • Une jambe dans la tête

      Koinai : Vous souvenez-vous de votre premier appareil photo ? Oh putain ! Instamatic. À l’époque c’était des cassettes qu’on mettait dedans ; c’était peut-être un Kodak à cassette. C’est un oncle qui m’avait offert ça. K : (...)

    • Travailleuses, travailleurs…

    • Ah ! La carte !

      Koinai : Avez-vous des souvenirs d’enfance liés à votre activité ? Oui, bien sûr. Depuis tout petit je suis passionné par la cuisine, par les repas de famille et par tout ce qui tourne autour de la cuisine, et peut-être (...)

    • Place de la Joliette II, 29 septembre 2006

      "Des travaux pour un tramway, place de la Joliette faites en le tour !" La ville de Marseille a entrepris en novembre 2000 un plan très important de restructuration du réseau de transport comprenant plusieurs lignes (...)

    • Les pierres précieuses

      Koinai : Faire des enfants tôt, c’était pour acquérir un statut d’adulte ? Non, c’était pour avoir des enfants. Je suis fille unique, mes parents étaient enfants uniques. J’ai toujours été gâtée, j’avais aucun problème, (...)

    • Je suis chez moi

      Nous, c’est un peu l’ancienne génération, on est issu de la quatrième, cinquième génération. Moi je suis de la quatrième génération, et encore, peut-être même à plus loin, j’en sais rien. Tout ce que je sais c’est que chez (...)

    • Pour apprendre l’allemand

      Koinai : Qu’est-ce qui vous amène en France ? J’ai voyagé beaucoup depuis que je suis partie de la Pologne ; comme j’habitais à Zurich avec cette famille qui était quand même aisée, j’avais beaucoup de chance, on partait (...)

    • 4,2 kilos de différence

      Koinai : Le couple est-il pour vous un idéal de petite fille ? J’ai jamais voulu me marier. Parce que en regardant les autres souffrir comme ça, les femmes qui restent à la maison, qui fassent le ménage, qui fassent le (...)

    • Mauvaise épouse, bon professeur

      J’ai fait mes études à Valence, dans une école privée tenue par des trinitaires. Il y avait pas que des sœurs, il y avait aussi des laïcs. Dans ma famille, les garçons allaient au lycée et les filles dans l’école privée. (...)

    • À l’école des filles !

      Koinai : L’éducation des filles était-elle très différente ? Oh oui ! De toutes façons, de tous temps les garçons regardaient les filles, et les filles regardaient les garçons. Avec des yeux d’enfants, des yeux de jeunes (...)

    • Place Sadi-Carnot III, 25 août 2006

      Place de la Sadi Carnot, pacemaker pour un cœur Haussmanien Bref historique La place Sadi Carnot se situe au coeur d’un grand programme urbain des années 1850 dont la réalisation majeur fut une grande percée (...)

    • Je ne céderai jamais

      Koinai : À quel âge êtes-vous entrée dans votre peau de femme ? Quand j’ai commencé un p’tit peu à travailler et quand j’ai commencé à vivre seule. K : Quel type de femme êtes-vous ? Ben, moi je suis une femme de la vie de (...)

    • Le bleu de chantier

      Koinai : Comment avez-vous appris votre métier ? Ça, sur le tas, sur le terrain, c’est les anciens qui nous donnent les conseils. J’ai une formation terrain, comment dire, géotechnique et génie-civil, c’est une (...)

    • Obligée de venir

      La situation économique en Équateur n’est pas bonne, y’a beaucoup de pauvreté, on va dire. Ma mère se disait : "Peut-être que je vais jamais m’en sortir." Une tante à moi - une sœur à ma mère - l’a aidée et c’est comme ça (...)

    • C’était l’histoire d’amour

      Koinai : L’établissement en France résulte d’un vieux projet ou d’ un accident ? Un accident. Donc c’était en 90 et j’ai travaillé dans une initiative qui était fondée par l’Etat pour travailler avec les immigrés à les (...)

    • La blouse et le tablier

      Koinai : Pouvez-vous décrire votre tenue de travail ? J’ai toujours une blouse, chasuble souvent, et des chaussures de travail, pour pas glisser. Parce que c’est important, oui, sécurité. Pour pas se couper les pieds et (...)

    • L’envers du treillis

      Koinai : Pourriez-vous décrire vos vêtements ? La tenue d’un banquier classique, imposée généralement, le costume : pantalon, veste de costume, chemise, cravate et les chaussures de ville. Dans certaines banques, on (...)

    • Les agents de piste doivent pas prendre feu

      Bè, je dois dire la vérité, je me suis habituée et c’est un côté rigolo de jouer le rôle, de se mettre un uniforme. Je dois vous dire que l’uniforme ça arrange, hein, parce que le matin, quand je dois aller travailler, je (...)

    • Vous êtes ringard

      Je m’intéresse à tout ce qui est esthétique, création - d’ailleurs, ça se voit chez moi : je refais tout, j’achète des meubles, je les repeins, je crée, j’invente - ça me correspond. J’ai commencé avec les chômeurs. Ça m’a (...)

    • Place Sadi-Carnot II, 10 juin 2006

      La place Sadi-Carnot fait peau neuve Le projet d’OPAH sur le secteur République Joliette concerne un grand nombre d’appartements privés et publiques. Il s’agît de mener une nouvelle dynamique commerciale en tablant sur (...)

    • Leurs gestes de beauté

      Koinai : "Jardinière", métier masculin ou féminin ? Dans les espaces verts c’est sûr qu’il y a beaucoup plus d’hommes. Par contre c’est un métier qui se féminise, ça c’est certain. De toute façon les espaces verts ça englobe (...)

    • Les prescriptions de l’urbaniste

      Je suis originaire du Finistère et des Côtes d’Armor. Je suis urbaniste et aménageur de formation. J’aime beaucoup l’histoire des villes, me promener, regarder les façades, retrouver les époques, le tracé des rues. (...)

    • "Tous les pieds dans les tranchées"

      Les prémices de l’archéologie, en fait, à Marseille, c’est pas vraiment la rue de la République, ça serait plutôt la construction de la nouvelle Major dans les années 1840-1850. Là y’a les premières constatations (...)

    • Une femme en chantée

      On en aura fait couler, de l’encre, nous les femmes. Celles-là même qui ont fait chavirer des cœurs, fait couler des larmes, crier de bonheur, hurler de joie. En fait, nous sommes au centre du monde, et utiles à l’homme (...)

    • "Langue française est plus jolie"

      Koinai : Avec quel visa êtes-vous venue ? Étudiant, bien sûr. Ah ah ah. C’est toujours étudiant. C’est toujours une durée six mois, un an, quelque chose comme ça. K : Et votre visa ? De douze. K : L’avez-vous renouvelé (...)

    • Mais dans un an ou deux ans...

      On n’a plus beaucoup d’espoir. Normalement on avait eu gain de cause au tribunal de commerce, mais en tribunal d’instance, on a été débouté. Parce qu’on leur doit des loyers, et de ce fait, Marseille République a résilié le (...)

    • Au lieu des Algecos à la con

      Koinai : Qui finance ce site ? Oh là là ! Qui finance ce projet ? Marseille République, quelques fonds américains, sûrement... Je sais pas, malheureusement, je ne suis pas dans les finances. Moi, j’ai une formation de (...)

    • On enlève tout, on refait tout

      Koinaï : Par quelle entreprise êtes-vous embauché ? Par un président de... sur la rue de la République. On travaille en sous-traitance pour T.B.H., c’est une grosse entreprise de maçonnerie, peinture qui travaille pour (...)

    • Faute d’expérimentation

      Koinai : Quelles démarches effectuez-vous pour trouver un emploi ? Eh beh, connaissances, autrement l’ANPE c’est pas évident. Avec l’ANPE c’est pas évident. Si on a pas de connaissances on peut pas trouver un emploi. K : (...)

    • Ma moto, mon métier, ma passion

      Éric, la quarantaine, a "depuis toujours" opté pour la moto. D’ailleurs il ne possède pas de voiture : "Parce que la moto, c’est une passion, et puis c’est plus pratique pour travailler". De fait, livreur pour les (...)

    • Grâce à Mitterrand

      K : A quelle occasion êtes-vous venue ? Je suis venue avec ma sœur. Ouais, j’ai fait le contrat, j’ai fait les papiers lorsque Mitterrand il a donné les papiers en 81. Grâce à Mitterrand. Allah yarhmou, ah ah ah. Je sais (...)

    • Frenchie-sexy la mise Marseille République

      Koinai : Quelle part du parc immobilier de la rue possède Marseille République ? Marseille République couvre 40% de la rue, 40 et des brouettes ; Eurazéo un peu moins de 50% ; de mémoire, les 15 à 20% du patrimoine (...)

    • Bâtisseur du tram

      Koinai : Depuis combien de temps travaillez-vous sur ce chantier ? Depuis le premier août. K : Sur quel lot travaillez-vous ? Comment ? J’ai pas compris. K : Vous travaillez sur le tramway ? Oui, je travaille sur (...)

    • Du mal à voir, voire à croire

      Koinaï : Depuis quand ce parking est-il ouvert ? Alors, ça a été repris par un nouveau propriétaire depuis deux ans, d’après les informations que j’ai. C’est mon patron, il s’appelle monsieur Edi, c’est tout ce que je (...)

    • La lettre est arrivée

      Chez moi il n’y a pas de travaux prévus. Je suis rentrée dans un appartement où les propretés avaient été faites, mais pas avant mon entrée, plutôt par les locataires précédents. En tout cas c’était très propre. Il n’empêche (...)

    • Cogitations d’un quidam sur le discours Tram

      Et, pour la question des horodateurs qui ont poussé dans le bitume et poursuivent leur comptine de neuf à dix-huit heures, la mairie s’en défera sûrement !... _« Du fait de l’abolition des contraventions, le responsable (...)

    • La place est occupée

      Priorité : Livrer à tout prix. Actuellement c’est très difficile, dangereux, même, parce qu’il y a les travaux du tramway, un peu de tout, la voie, elle est rétrécie. Avec ça les automobilistes ne sont pas toujours (...)

    • La voiture à tout prix

      Koinai : Les transports en commun menacent-ils le marché de l’automobile ? Non, enfin, je ne pense pas. De toute façon, des voitures, y’en aura toujours, je ne pense pas que ça joue sur la vente. C’est l’évolution, (...)

    • Pas question de fermer

      Koinai : Depuis combien de temps vivez-vous dans le quartier ? - Depuis mille neuf cent soixante-douze . K : Êtes-vous contraint de partir ? - Oui, on ne m’a pas renouvelé le bail. C’est tout simple, le bail (...)

    • Bientôt l’afflux de clients

      Koinai : Depuis combien de temps exercez-vous ici ? - À peu près neuf ans. Nous avons été délocalisés suite aux travaux du tramway. K : Les travaux ont-ils une incidence ? - Oui, bien sûr, ça a toujours eu une (...)

    • Les gens rentrent avec les chaussures et tout...

      Koinai : La rue de la République, vous la connaissez ? Je suis née rue Sainte Barbe, il y a cinquante et un ans. J’ai grandi dans le quartier. J’habite juste derrière, à la rue Colbert. Je suis fidèle en tout, moi. (...)

    • Bien obligé de subir

      Koinai : Les travaux ont-ils une incidence sur votre parcours ? Ça me perturbe, non pas en terme de temps mais de dangerosité : les véhicules, les piétons, les trous dans les chaussées, les sens interdits qui changent (...)

    • C’est moi qui passe devant !

      Koinai : Avez-vous une voiture ? Oui, tout à fait. Je la prends pour sortir de la ville, en particulier pendant le week-end . À chaque fois que je peux m’en passer, je circule en train ou en vélo. Je prends beaucoup (...)

    • Les patrons veulent que ça aille vite

      Koinai : Combien de tailleurs de pierre trouve-t-on sur le chantier ? Trois. Seuls quelques travaux nécessitent des connaissances. Pour le reste, pas besoin de formation. C’est un travail d’usine pour des maçons et (...)

    • La montagne dans le rétro

      Koinai : Êtes-vous Marseillais ? Je suis né en 59 à Aix-en-Provence. Mais je suis parti très jeune à la montagne, dans les Alpes, à Briançon où j’ai grandi. Mes racines sont là-haut. Je suis plus montagnard que Provençal. (...)

    • Ça circule mais bon...

      Koinai : Combien de temps, pour former un agent d’accueil ? Un agent d’accueil... Enfin, responsable de station, précisément, parce que en station y’a un peu plus de travail qu’à l’accueil. Il faut... Je pense qu’il (...)

    • Fallait pas partir comme ça !

      Ça paraît neuf... On a l’impression que c’est neuf, mais c’est beaucoup de travail, beaucoup d’investissements, beaucoup de propreté et beaucoup d’hygiène derrière. Je passe tous les matins à nettoyer et une fois par an je (...)

    • Au pied des marches

      Koinai : Êtes-vous aidé par les associations ? Pas vraiment, non. À part l’Accueil de nuit "Forbin", qui nous héberge pour cinquante centimes la nuit, de dix-sept heures trente à six heures du matin, non, personne. K : (...)

    • Des pâtes, oui, mais des phocéennes !

      Aujourd’hui, Panzani demeure la seule grande entreprise du genre à Marseille et en France. L’usine, implantée à La Valentine, n’est pas visitable, pour cause de plan Vigipirate. De même pour la semoulerie de Bellevue. (...)

    • La liberté, c’est de choisir sa vie

      K : Pour vous, c’est quoi " être une femme" ? C’est d’être à part entière, avec les mêmes droits que les hommes, les mêmes façons de penser, la même intelligence. Malheureusement, la femme n’est qu’une chose, c’est souvent (...)

    • Égalité des sexes : l’avenir à reculons

      Koinai : Que représente pour vous la femme ? Moi-même, déjà, puisque j’appartiens à ce sexe biologique. Actuellement, par le biais de mon travail, j’entends et vois une personne qui prend en charge beaucoup de choses tant (...)

    • Un F2 pour France et la rue pour Nikita

      Koinaï : Quel est votre parcours ? Je ne suis pas une SDF, mais une SDC c’est-à-dire sans domicile connu. J’ai travaillé pendant vingt-cinq ans en tant que gestionnaire dans une société. J’ai été aide-comptable, (...)

    • A l’échelle d’une vie

      Koinai est représenté par Nathalie. Koinai : Qu’est-ce pour vous être une femme ? Ginette : La femme représente beaucoup. C’est elle un jour qui mènera le monde. K : Pensez-vous qu’il y ait des inégalités entre les (...)

    • Une femme qui aide les femmes

      Koinai : Votre travail vous plaît-il ? Oui. J’ai mis du temps à exercer puisque lorsque je suis arrivée à Marseille, j’avais à peine 18 ans. J’ai fait des études de lettres, jusqu’au DEUG. Je n’étais pas vraiment (...)

    • Des formes et des valeurs

      K : Dans quelle mesure les échanges affectifs sont-ils nécessaires à l’épanouissement d’une femme ? Je pense que la femme a besoin d’affection pour pouvoir avancer dans la vie, pour être mieux dans sa peau, pour être, (...)

    • La vie managée de Jacqueline

      Koinai : Qu’est-ce qu’être une femme, pour vous ? Être une femme ? C’est à peu près remplir trois rôles et c’est ce qui est très difficile à faire : maman, femme, femme d’affaires. Les trois ensemble, c’est très difficile à (...)

    • Une capacité à tout gérer

      Une vie de femme : Ça fait vingt ans que je suis ici en France. J’aime bien ma personnalité, je suis une femme capable dehors et dedans. C’est un peu dur, mais il faut le faire, il faut y aller. J’aime bien ma (...)

    • Regard d’une femme à l’aube de ses cinquante ans

      Koinai : Pourriez-vous vous présenter ? Je suis déléguée à l’insertion socio-professionnelle depuis quelques mois. K : Que veut dire "la femme", pour vous ? Tout d’abord, c’est une personne. D’ailleurs, les femmes se (...)

    • Après l’angoisse, le soulagement... (4)

      ...Le lendemain, tout le monde essaie de me remonter le moral, mais après une nuit, ça va beaucoup mieux. Je me suis mis en tête que j’ai déjà l’avantage de savoir combien j’ai pris et que je sais ce qu’il me reste à faire. (...)

    • On leur a donné le dernier mot... ça continue !

      Je regrette de... Que nous livrent ces femmes à propos de leurs remords ? Bien souvent, elles regrettent un plan de carrière qu’elles pensent ne pas pouvoir atteindre pour des raisons d’études inachevées. Allons, il (...)

    • On leur a donné le dernier mot

      On ne peut pas dire que ces femmes fassent des confidences vraiment "croustillantes" ou un profond examen de conscience, mais il ressort de leurs réponses (courtes) une part d’elles-mêmes qui ne peut nous laisser (...)

    • Les quatorze années perdues d’Amélie

      Aujourd’hui, je me sens... en forme, ça va ! Je n’oublierai jamais... la famille. Le bonheur, c’est simple... comme bonjour ! Je suis fière... de moi. Le plus bel homme du monde c’est... Sylvester Stallone. Quand (...)

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