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La revue du témoignage urbain

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La tête de l'emploi

Belles pour elles

« En esthétique, la clientèle est de plus en plus jeune. Aujourd’hui il y a des gamines de onze, douze ans qui commencent à s’épiler les jambes ; ce que je ne voyais pas quand j’ai débuté - je suis esthéticienne depuis dix-huit ans. Avant, la moyenne d’âge c’était plutôt vingt ans, dix-huit-vingt ans. Maintenant les mamans m’amènent leurs filles ! C’est la demande de leurs filles. » Danielle, quarante et un ans, employée en parfumerie .


Koinai : Comment se compose votre tenue professionnelle ?
Blouse blanche obligatoire - à l’école on avait des blouses roses - pour l’image déjà de sérieux, de compétence et de professionnalisme, je dirais, et ensuite, au choix, mais il faut que ça soit toujours impeccable : il faut que j’arrive le matin maquillée, déjà, coiffée. C’est vrai que c’est important dans l’esthétique.

K : L’achat et l’entretien sont-ils à votre charge ?
L’achat de la blouse, oui, c’est moi. L’entretien, oui, c’est moi qui la lave à la machine toutes les semaines. Le vendredi soir je la ramène à la maison. J’ai une blouse, une seule, en coton. Si je me colle de la cire ça se décolle facilement sur la blouse. Maquillage, non, c’est fourni en fait par la parfumerie, nous avons des testeurs ; quand on va dans des formations on nous fait essayer les nouveautés, donc… Ça je ne peux pas dire que j’achète vraiment du maquillage, je n’ai pas de budget vraiment maquillage. Coiffure, oui, tous les mois environ… En moyenne cinquante, cinquante cinq euros à peu près. Tout ce qui est couleur, mèches éventuellement, tous les mois.

K : Votre métier est-il salissant ?
Salissant ? Heu… pas vraiment, non. Je manipule de la cire, après des produits de soins : tout ce qui est crème, lotions, maquillage mais heu… bon je ne peux pas dire que je me sois salie, tachée une fois, non.

K : Combien de temps passez-vous à soigner votre apparence ?
Le matin ça va vite quand même, vite parce que j’ai l’habitude, on va dire… un quart d’heure en maquillage… tout juste dix minutes, un quart d’heure.

K : Les clientes sont-elles sensibles à votre tenue ?
Je pense que oui, oui, oui, elles remarquent. Si j’ai un maquillage qui leur plaît, ou une coiffure oui, elles font attention à ça. Oui, elles vont l’acheter, ou elles vont me demander de voir.

K : Le port de cette tenue est-elle une contrainte ?
Non. Si je me tache, c’est plus facile de l’enlever sur la blouse que sur le chemisier. Non, ce n’est pas une contrainte.

K : Les femmes vous paraissent-elles s’intéresser à leur apparence ?
Aujourd’hui oui, au niveau des épilations, des soins du visage, oui ; j’ai l’impression de plus en plus quand même, oui. Certaines, la tranche d’âge des trente et quarante ans, viennent régulièrement, tous les mois. D’autres, je les vois qu’occasionnellement. Le plus, c’est les épilations. Aussi, certaines achètent après la sortie de la cabine, elles achètent ou un lait pour le corps, ou du maquillage, du parfum, ça dépend.

K : Avez-vous des hommes dans votre clientèle ?
Non, j’ai très peu d’hommes. Alors ça va être ou l’épilation du torse ou du dos ; ils nous arrive de faire des soins du visage, mais c’est plus rare. Pour l’instant ils ne font pas encore tout à fait la démarche eux-mêmes. C’est souvent leurs épouses qui prennent rendez-vous, ensuite ils viennent seuls. Du moment que le rendez-vous est pris, ils viennent. Souvent c’est leur femme qui achète leur parfum, éventuellement une crème pour le visage, ça arrive.

K : Quels sont les produits que, eux, achètent ?
Je dirais plutôt des eaux de toilettes que des crèmes. Je pense qu’ils ont un budget un peu plus… Ils viennent acheter leurs eaux de toilettes eux-mêmes, demandent si il y a des nouveautés qui sont sorties, ça oui. Ils aiment bien connaître les nouveautés heu…Voilà, ils s’informent… oui, assez souvent sur ça, oui.

K : Elles sont coquettes de plus en plus tôt ?
Oui. Les jeunes… alors les jeunes ça va être tout ce qui est mode, parfum mode, surtout. Il y a eu des tendances comme ça de parfum ou des marques qui ont été à la mode, mais ça c’est très demandé par les jeunes.

K : Que portez-vous en dehors de votre travail ?
Je porte des jeans, que je ne porte jamais pendant le travail par exemple. Jeans ou baskets ou Converses, voilà, ça c’est ma tenue en dehors.

K : Vous maquillez-vous le week-end ?
Si je ne sors pas, non. Il m’arrive de ne pas me maquiller du tout.

K : Pensez-vous que l’habit fait le moine ?
Non. Parce que l’on peut être bien d’apparence, mais après il faut que le travail suive aussi. Il y a une relation clientèle qui est importante aussi, comment dire… dans l’écoute. Après il y a plusieurs choses qui rentrent en jeu aussi, il y a autre chose que l’apparence, oui.

Propos recueillis le 28/08/06 par Mireille Perez ; rédaction Patricia Rouillard.

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