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Industries Marseillaises

Parfums de savonnerie

Visite de la Savonnerie de la Licorne

Bien que la Savonnerie de la Licorne n’ait pas été conçue pour recevoir des visiteurs, c’est avec beaucoup de générosité qu’elle vous ouvre ses portes...


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L'authentique - photo : JLopez
 L’authentique - photo : JLopez

Cette savonnerie artisanale est de taille réduite. Ce sont la ville de Marseille et l’Office de tourisme qui ont convaincu les propriétaires d’organiser une visite. Bien qu’il s’agisse de machines centenaires, la visite ne comporte pas de risques grâce à quelques aménagements (moteurs grillagés ou protections en bois).

La visite s’effectue en trois parties : la boutique, la savonnerie et le musée de l’huile (nous n’avons pu visiter ce dernier). L’entrée s’effectue par la boutique. Les produits de la savonnerie y sont exposés pour la vente aux particuliers : savons de toutes tailles, huile d’olive, lavande en brins séchés ou en pochon, cigales en porcelaine de toutes tailles, carte postales... Tous ces produits sont vendus à prix d’usine, deux à trois fois moins chers que dans le commerce. Le prix du savon varie de 0,35 à 1,90 euros. On peut commander des paniers personnalisés qui valent jusqu’à 60 euros, ainsi que des lots fantaisies, des essences, des produits de beauté ou encore des peluches souvenirs...

Les bureaux se trouvent derrière la boutique. A côté, il y a l’entrepôt, où l’on peut voir des machines anciennes inutilisées : une presse et une filtreuse pour fabriquer de l’huile d’olive. La visite débute dans la salle du fond, par l’atelier. Les ouvriers y travaillent sur quatre machines. Un premier broyeur travaille le savon à froid. Le deuxième permet d’obtenir un premier affinage en éliminant les grumaux. Grâce au melangeur, on ajoute les colorants et les parfums (miel, lavandes). La boudineuse donne au savon la forme voulue. On utilise la mouleuse et ses moules en bronze pour la finition.

Laurence Brunat s’occupe des visiteurs. Il s’agit de la femme du gérant Serge Brunat. Ce couple a acheté l’entreprise il y a cinq ans à une personne de 80 ans qui ne trouvait pas de relève parmi ses quatre filles. Ils ont donné à l’entreprise un nouveau nom. Le 6 janvier 1998, le Capricorne devient la Licorne.

Avec le Serail et la Compagnie du savon de Marseille (qui a fusionné avec la Savonnerie du Midi), cette entreprise fait partie des trois dernières savonneries de Marseille. Elle est la plus petite. Son activité ne cesse néamoins d’augmenter. La Licorne réalise la plus grosse part de son chiffre d’affaire à l’etranger. Elle exporte ses savons vers les Etats-unies, la Grande-Bretagne et le Japon. Ces pays lui commandent de plus en plus de produits.

Les Américains ont été séduits par les machines de plus de 100 ans et le savoir-faire artisanal de la Licorne. La Savonnerie fonde aussi beaucoup d’espoir sur le marché japonais, qui est en pleine expansion. Un savon de 5,40 Euros sortant de l’usine est revendu dans les boutiques japonaises environ...100 euros ! Sortie d’usine, la marchandise est prise totalement en charge par le client, qui en assure le cheminement.

A noter que la Licorne ne fabrique pas entièrement le savon. Elle utilise les matières premières sous forme de granulés qui proviennent d’une autre savonnerie de Marseille, la Compagnie du Savon de Marseille.

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